Le mercredi 10 février 2010 00:31

François Pouliot

Un spécialiste chevronné des entreprises cotées en Bourse et des questions financières.
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Faut-il geler les salaires du secteur public?

Permalink 16/11/09 15:42, François Pouliot / Général, 1037 mots  
Alors que le gouvernement s’apprête à devoir significativement augmenter taxes, impôts et/ou tarifs, les salariés syndiqués du secteur public demandent des augmentations salariales de 11,25% sur trois ans. Faut-il leur accorder, ou tout simplement geler leur rémunération?

Bien évidemment, les syndicats représentant 475 000 des 550 000 salariés de l’État québécois demandent plus, pour pouvoir donner du lest. On ne sait trop quel chiffre ils espèrent.

Ces dernières années, les fonctionnaires ont obtenu des augmentations salariales annuelles de 2%. C’était cependant à une autre époque. Dans le contexte d’aujourd’hui, il apparaît difficilement concevable d’accorder la même chose.

L’État vise à ramener dans l’avenir la croissance de ses dépenses de programmes de 4,6% à 3,2%.

On s’est un peu amusé à jouer avec les chiffres - avec toute l’imprécision que cela peut comporter - à la recherche de ce qui pourrait être accordé aux fonctionnaires à titre d’augmentation pour en arriver à cet objectif.

En supposant que l’État décide qu’il compresse uniformément la croissance de ses dépenses de programmes (ce qui veut dire tout sauf la dette), le résultat est le suivant : +1,4% par année.

C’est un calcul grossier, qui postule en fait que tout le monde et tous les postes contribuent également à un effort de réduction de croissance de 30% (30% de 2% d’augmentation, laisse 1,4% d’augmentation).

Ok, ok, ok, la réalité sera différente. Mais, à des fins de raisonnement, restons quand même avec le chiffre.

Un nouveau problème se présente.

Même s’il règle à ce niveau, l’État reste pris avec un sérieux problème de déficit. Une fois la croissance des programmes ramenée de 4,6 à 3,2%, il faut toujours trouver quelque part 5,1 G$ pour se rendre à l’équilibre budgétaire en 2014.

Devrait-on demander aux fonctionnaires d’aussi contribuer à fermer ce manque à gagner?

Sachant qu’une augmentation de 1,4% de la masse salariale (32G$) représente environ 450 M$, réduire cette augmentation à zéro pendant deux ans permettrait de récupérer près de 1G$. Un montant qui ferait du bien et soulagerait un peu les goussets des autres contribuables.

Doit-on geler les salaires pendant deux ans?

Histoire de voir si l’on pouvait invoquer « l’avantage indu » pour justifier un gel, on s’est livré à un petit exercice de comparaison avec les autres.

Un œil sur les autres provinces

D’abord un regard face aux autres gouvernements.

Statistique Canada nous a fourni des données sur la rémunération hebdomadaire moyenne dans les administrations provinciales en 2008.

Avertissement : à certains égards, ces chiffres nous apparaissent un peu « faibles », et l’on n’a pu nous les expliquer dans le détail. On pourra aussi faire valoir que certaines administrations offrent des services requérant du personnel plus qualifié, qu’il peut y avoir une certaine notion de coût de la vie, etc. Ils demeurent néanmoins des indicateurs intéressants. Voici ce que l’on constate :

- Fonction publique et administrative : le Québec se classe au cinquième rang des provinces canadiennes avec un traitement moyen de 1059$. Il est devancé par l’Ontario (1144$), l’Alberta (1142$), le Manitoba (1129$) et la Colombie-Britannique (1095$).

- Enseignement (tous les niveaux) : le Québec se classe au huitième rang, avec un salaire moyen de 814$. Il est devancé par la Colombie-Britannique, l’Alberta (896$), l’Ontario (885$), Terre-Neuve (862$), la Saskatchewan (843$), le Nouveau-Brunswick et le Manitoba (818$).

- Santé et assistance sociale : le Québec arrive huitième sur dix, avec un salaire moyen à 698,37$. Sont avant lui : l’Ontario (785$), l’Alberta (753$), la Saskatchewan (749$), la Colombie-Britannique (748$), le Nouveau-Brunswick (724$), Terre-Neuve (712$), et le Manitoba 9698,77$).

Constat?

Face aux autres provinces, on ne peut pas dire que le Québec traite mieux son personnel. La preuve semble plutôt à l’effet contraire.

Un œil sur le privé

Revenons maintenant chez nous, et comparons avec le privé.

Il y a ici un bras de fer entre le gouvernement et les syndicats, à partir de données de la même source - l’Institut de la statistique du Québec - mais d’études différentes.

En s’appuyant sur l’Enquête sur la rémunération globale de l’organisme pour 2008, le gouvernement fait valoir que, pour les entreprises de 200 employés et plus, l’administration publique québécoise affiche une avance en rémunération (incluant avantages sociaux et régimes de retraite) de 4,2% par rapport au secteur privé.

En s’appuyant sur une autre étude, qui porte spécifiquement sur l’état et l’évolution comparée de la rémunération des salariés, les syndicats font valoir que la rémunération du secteur public est en retard de 5,2% par rapport au privé.

Constat?

Les rémunérations du public et du privé sont probablement relativement alignées.

Bien que le public ait l’avantage d’une sécurité d’emploi plus forte.

Le gouvernement devrait-il geler, alors?

On ne peut pas dire que globalement les salariés de la province de Québec soient vraiment mieux ou moins bien traités que les autres. Ils apparaissent moins bien traités que leurs vis-à-vis provinciaux. À l’échelle du Québec, ils apparaissent cependant somme toute traités de façon équipollente avec le privé.

L’avantage indu ne peut certainement pas être invoqué pour appliquer un gel.

Pas de gel alors?

Sans entrer dans plus d’arithmétique, mentionnons que si ce qui manque d’ici 2014 doit être totalement comblé par le gousset du contribuable, à la fin de l’opération « renflouement des coffres », il aura participé à hauteur de près de 60%.

Ca apparaît encore beaucoup.

En fait, si on ne gèle pas les salaires de la fonction publique, ce sont des jobs qu’il faudrait retrancher. En abandonnant des services.

Bien que le chiffre ne semble pas prendre en considération tous les secteurs, Statistique Canada révèle que le fédéral est l’entité gouvernementale qui a le plus de fonctionnaires en proportion de la population (1,19%). Le Québec est au second rang (1,11%), avec des écarts qui apparaissent importants, particulièrement avec l’Ontario (0,77%) et la Colombie-Britannique (0,90%).

Le temps est venu.

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Commentaires:

Commentaire de: jean eudes [Visiteur]
Non, il faut les augmenter. Le probleme ce sont les grosses légumes de 60,000$ et plus , ils ne font pas grand chose et il y a trop de structures. Entre vous et moi, pensez vous que les fonctionnaires qui gagnent 35-40,000$ ne méritent pas leurs 2-3% comme tout le monde ou presque.
Permalien 16/11/2009 @ 16:19
Commentaire de: francois lauzon [Visiteur]
Il y a longtemps que leur salaire devraient etre gelées c'est nous les payeurs de taxes que paient ces gens qui nous dirigent sans vraiment se soucier de nous. ces gens gagnent beaucoup plus que ce qu'ils méritent......de plus, je ne crois pas que leur metier soit plus impotant que celui d'un medecin, d'un travailleur d'usine ou que n'importe quelle autre secteur d'emploi.......cessons de nous appauvrir pour ces politiciens qui se foutte bien de nous les gens du peuple....pourtant sans nous, ces ges ne vaudraient pas ben ben plus que de la crotte.
Permalien 16/11/2009 @ 16:33
Commentaire de: M II [Visiteur]
Si la croissance ne vient pas du secteur privé de quel secteur doit-elle venir ?

comment on finance la croissance ? je pense que l'augmentation des salaires c'est la seule solution.

Permalien 16/11/2009 @ 16:46
Commentaire de: El Vince [Visiteur]
Il faudrait aussi regarder du coté du fédéral. Les fonctionnaire fédéraux sont payés (après avantages sociaux) environ le double des provinciaux. Pour vous donner un exemple: un tech support (le gars qui répare vos ordis; il a une technique du cegep) est payé 35-40k$ au provincial, à peu près la même chose au privé (mais avec moins d'avantages sociaux) et environ 70k$ au fédéral, avec plus d'avantages sociaux qu'au provincial.

Et notre plus gros déficit est à Ottawa, pas à Québec.
Permalien 16/11/2009 @ 16:50
Commentaire de: Steve Milhomme [Visiteur]
Vous savez ? J'ai toujours travaillés dans le secteur privé et quand j'entendais parler des fonfons, j'avais la même réaction que vous tous mais j'ai eu la chance d'entrer dans le secteur public depuis quelques année et je peux vous confirmer que les mittent du passé, ne sont plus d'actualité, j'ai jamais travaillé autant bref.. vous saviez 30k impot enlevé reste plus grand chose car le bârem de cotisation change et est plus élevé. Et celà même au secteur public.. alors avant de nous soumettre à un jugement rationnel, nous devons connaitre la nature du sujet.. donc oui je suis pour un augmentation de salaire.. car les capitaliste les boss se payent notre têtes .. prenez exemples mcdonald .. une multinational mondial.. et les exployés gagnent le salaire minimum.. et faite une statistique sur leurs revenu annuel.. alors sans etre communiste je n'approuve pas plus le privé :)) c bien de réffléchir des fois.
Permalien 16/11/2009 @ 17:27
Commentaire de:
C'est pas les salaire du secteur public qu'il faut geler,mais le 30% des de surcharge des contrats
Permalien 16/11/2009 @ 17:52
Commentaire de: Alain Thomas [Visiteur]
Monsieur Pouliot,

Au moins vous avez le mérite de ne pas rejeter tous les maux de notre société québécoise sur le dos des fonctionnaires.

Cela dit, votre comparaison avec le privé ne tient pas compte d'un élément importantj, certains ont frôlé le sujet -> l'impôt.

Prenons 2 technicien en inforamtique, un au public, un au privé à son compte. Du premier on ne retient que son salaire, ses avantages sociaux et sa sécurité d'emploi. Rappelons que les fonctionnaires cotisent aussi pour leurs avantages. Du second on ne retient que son salaire, son absence de sécurité. Par contre, le fonctionnaire ne bénéficie pas de plusieurs avantages fiscaux accessibles au secteur public, subventions à l'entreprise, déductions pour les dépenses de publicité, de logement et des dépenses (intérêts d'hyphothèque, électricité, téléphone etc), de location de véhicule, etc. Je ne conteste pas ces avantages, mais je conteste quand on n'en tient pas compte.

Il s'agit d'une crise financière, pas d'une crise économique. Les gens dépenses encore largement. Les fonctionnaires sont un bouc émissaire facile pour porter le chapeau, mais si on peut donner des milliards à des compagnies privés pour remédier à leurs excès et leur mauvaise gestion,si on peut sans contrôle des contrats à des amis politique des contrats qui gonflent à vue d'oeil, peut-on mieux traiter ceux qui nous soignent, éduquent nos enfants et nous servent tous les jours?
Permalien 16/11/2009 @ 18:41
Commentaire de: n bisson [Visiteur]
OK, donc nos fonctionnaires gagnent moins que ceux des autres provinces. Cette comparaison m'importe peu car le coût de la vie n'est pas égal d'une province à l'autre.

L'important pour moi, c'est de voir si les payeurs de taxes du Québec sont tous égaux. Or, selon vos données, nos fonctionnaires gagnent à peu près l'équivalent des gens dans le secteur privé, pour des jobs comparables. Comme ces deux groupes contribuent à valeur égale en proportion de leurs salaires en taxes et impôts (bien que dans le privé, il y a plusieurs parasites qui ne déclarent pas l'ensemble de leurs revenus, ce qui les avantage face aux fonctionnaires...), il n'y a aucune raison que les fonctionnaires aient leurs salaires gelés pendant quelques années. Si on faisait cela, on leur demanderait de supporter le fardeau fiscal en augmentant leurs taxes en même temps que tout le monde ET on gèlerait en plus leurs salaires alors qu'ils ne gagnent pas plus que dans le privé, ce qui leur ferait prendre du recule face à ces derniers. Ça leur ferait deux coups de masse comparativement à un seul dans le cas des autres contribuables. Je trouve que ce serait franchement inéquitable et je ne suis même pas fonctionnaire.

Les fonctionnaires devraient simplement bénéficier d'augmentations semblables à celles du privé, ce qui risque fort d'être moins que 4% en 2010, n'en déplaise à leurs syndicats gourmands.
Permalien 16/11/2009 @ 18:43
Commentaire de: Bob Binette [Visiteur]
Moi je crois que les enveloppes budgétaires devraient être gelées. Comme ça si il veulent des augmentations certains postes devront être abolis. Dans beaucoup de ministères, de nombreux travailleurs sont "tablettés" dü à leurs allégences politiques, donc ne fouttent rien. C'est le temps de faire un grand ménage et diminuer l'appareil gouvernementale.
Permalien 16/11/2009 @ 18:46
Commentaire de: Joe Blow [Visiteur]
Premièrement, je ne pense pas que ce soit très pertinent de comparer les salaires des fonctionnaires entre les différentes provinces. À moins de faire le même exercice pour le privé afin d’avoir un point de comparaison. Comme par exemple, à mon ancien travail, les programmeurs du bureau de Montréal étaient payés moins cher que ceux du siège social à Seattle. Mais ça ne veut pas dire qu’une fois le coût de la vie calculé (habitation, assurances, ...), ils nous en restait moins dans nos poches à Montréal.

J’aurais considéré plus révélatrice une comparaison du pourcentage du PIB dépensé par province pour les salaires de la fonction publique. Quoique, encore là, tout est relatif au nombre de services qui sont fournit par le gouvernement.

Deuxièmement, je pense que tout doit être relatif à notre capacité de payer et notre taux d’endettement. Vu la situation dans laquelle le Québec se trouve, la question a poser serait plutôt "doit-on augmenter les impôts pour accorder des augmentations salariales aux employés de l’État?" ou encore "combien de postes dans la fonction publique doit-on abolir afin de mieux rémunérer les autres?".

C’est comme disent les chinois: "something's gotta give"...
Permalien 16/11/2009 @ 19:27
Commentaire de: Ronald Montgrain [Visiteur]
Tous ces commentaires me font bien rire.

Ce qu'on oublie de mentionner, c'est LA QUANTITÉ inacceptable de fonctionnaires. Voilà ce qui côute cher. Je me fous bien qu'ils gagnent plus ou moins que les autres provinces.

Mais quand un quart de la population travaillante est employé par le gouvernement, cela fait de nous le peuple le plus improductif des pays industrialisés.

Oublions les augmentations; en passant, j'ai eu 0% pour les 2 dernières années, dans le privé.

Ce qu'il faut, c'est réduire le nombre des employés de l'état par 50%, pour revenir à un taux un peu plus normal de 1/10ième de la population travaillante à la fonction publique.

1/4 présentement !!! Pensez-y mesdames et messieurs !!! Un quart de la population qui ne produit RIEN ... sauf des dépenses !!!
Permalien 16/11/2009 @ 20:57
Commentaire de: Denis Cyr [Visiteur]
C'est bien beau tout ça, mais n'oublions pas que notre cher gouvernement, avec une économie qui était supposé en bonne santé, lors des dernières négos a quand même imposé un gel de 2 ans aux fonfons.

Pendant ce temps, tout le monde se graissait la patte sur le dos des contribuables avec la corruption que l'on connait... Je ne crois pas que l'on doit toujours faire porter le blâme a nos fonfons, mais je la grosse gamique commence enfin a faire le ménage qui s'impose. Mais ça c'est rêver en couleur, car faire du ménage est égal a enlever de la circulation de jolie enveloppe brune rempli de jolie billet... Alors ce qui reste, c'est de faire porter l'odieux des décisions inadmissible par nos fonfons.

Alors continuons de taper sur un clou qui est déjà bien enfoncé. mais je pense que tout le monde a le droit d'avoir un minimum de dignité et d'avoir au moins une augmentation selon le cout de la vie.
Permalien 17/11/2009 @ 08:45
Commentaire de: guy lussier [Visiteur]
Ayant eu à cotoyer des fonctionnaires à titre de consultant pendant plus de 10 ans, j'ai pu constater que leur taux de rémunération horaire productif était d'environ 50.$ de l'heure. La journée d'un fonctionnaire commence à 8h30 à la cafétéria autour d'un café. Après avoir commenté la partie de hockey de la veille, il se dirige vers son bureau pour ouvrir son ordinateur, lire les nouvelles sur internet, lire ses courriels, regarder les 'jokes' qui lui ont été envoyées et les tranmettre au reste du monde. Vers 9h30 il s'attaque aux tâches pour lesquelles il a été engagé. À 10h00, c'est la pause café qui s'étire jusqu'à 10h30. Il retourne à son bureau pour vérifier les courriels reçus depuis la pause café. À 11h30 c'est le temps de se préparer pour le lunch, d' appels aux collègues pour déterminer le resto du jour. Et le manèege se répète en après-midi, et jour après jour. Dois-je continuer? Le nombre d'heure productif d'heures travaillées dépasse rarement 4-5 heures par jour, soit 20-25 heures par semaine. Faites le calcul...Et si vous avez envie de critiquer mon point de vue, sachez que j'ai été fonctionnaire, cadre au gouvernement, consultant auprès d'organismes privés et gouvernementaux et que ma réflexion, loin d'être un mythe est le résultat d'observation sur le terrain.
Si chaque fonctionnaire travaillait ses heure complètes, la productivité en serait augmentée et le nombre de fonctionnaire pourrait être réduit de la moitié. À ceux qui resteraient, on pourrait envisager leur donner ce que les syndicats demandent.
Permalien 17/11/2009 @ 09:20
Commentaire de: Veilleux Maryse [Visiteur]
Bonjour!

... excusez-moi... mais vous avez du culot d'écrire un tel article alors que vous côtoyer vous-mêmes des crapules à cravate qui s'enrichissent sur le dos des plus démunis et qui sont responsables de la crise financière qui secoue la planète!... De plus les banques ont bénéficiées des coffres de l'état pour éponger leur déficit.

Qu'attendez-vous pour écrire un article apportant un solution à la corruption qui existe dans le secteur financier? Vous n'avez aucune opinion sur Earl Jones ni Vincent Lacroix?...

Vous ne trouvez qu'à écrire un article sur le salaire des fonctionnaires? (classe moyenne) .. belle diversion au lieu de traiter des vrais problèmes....

Permalien 17/11/2009 @ 09:25
Commentaire de: Manon Lamontagne [Visiteur]
Solution facile taper sur le fonctionnaire, il dira rien c'est un petit.Que penser de ceux qui encore et encore disent de couper les postes des foctionnaires. Quels services vous voulez enlever ? L'inspection des aliments ? Les soins de santé ? La régie des rentes ? La régie des bâtiments? Lorsqu'il y a un problème, tout de suite la population demande au gouvernement de le régler, mais ça prend des foctionnaires pour travailler sur le dossier. Quand les gens disent couper les jobs des fonctionnaires, ils se tirent dans le pied. Je m'explique j'ai travaillé toute ma vie comme fonctionnaire, je me suis jamais pogné le cul en passant et maintenant le gouvernement ne remplace qu'un foctionnaire sur deux à la retraite. Vous devez être content il coupe des postes,mais ce qu'il ne dise pas c'est que pour ne pas couper dans le service, ils engagent des consultants à trois, quatre, cinq fois le prix du salaire du fonctionnaire.
Ça parait bien ils ont réduit les effectifs mais à quel prix voilà la question.
Jusqu'à tout récemment j'ai vu des factures d'une entreprise privée en informatique totalisant près de 400,000 $ par mois et cela perdure depuis une foule d'années.
Ces consultants travaillent au gouvernement depuis 5,10 et même 15 ans on ne sait même plus que c'est des consultants c'est abberrant!!!
Et ça c'est juste une compagnie dans un ministère, mais ça se fait partout.Faite une enquête, sur ces factures les salaires représentaient entre 70,00 $ et 240,00 $ l'heure, c'est pas mal plus que le petit fonc tionnaire hein !
Vous allez me dire que les fonctionnaires n'étaient pas capable de faire la job, peut-être qu'au début du contrat l'expertise n'y étaient pas.
Mais pourquoi n'as t'on pas formé les fonctionnaires ? Pour satisfaire la population en diminuant les effectifs à temps complet. Bravo ! On vient de dépenser des milliards de plus et oui des milliards, je vous le dis faites enquête cela vaudrait la peine.
Permalien 17/11/2009 @ 09:56
Commentaire de: Pellerin Jacques [Visiteur]
Afin de répondre correctement à votre question, il faut d'abord s'éloigner des statistiques qui utilisent des moyennes, elles sont boiteuses pour cet exercice puisque le contenu des moyennes ne tiennent pas compte du contenu. Il faut donc utiliser la rémunération globale (incluant les assurances collectives, les régimes d'épargne retraite et les politiques de congé et autres programmes) et tenir compte des statistiques récentes sur la rémunération puisque le secteur privé a été affecté par la récession courante.
Le contexte des négociations est une gestion prudente des dépenses gouvernementales et une pénurie courante et appréhendée, selon les secteurs, de main d'oeuvre. Il faut donc continuer à attirer et motiver les employés de la fonction publique, tout en évitant les solutions mur-à-mur. Sans avoir plus d'informations, je suis persuadé que, selon les postes, les employés de l'État sont tantôt sous-rémunérés, tantôt rémunérés équitablement, et tantôt sur-rémunérés. En bout de course, l'enveloppe totale de dépenses du Gouvernement devrait être répartie pour tenir compte de gels de salaires, d'augmentations reliés à l'inflation et de rajustements salarials.

Les questions concernant la taille de l'État devrait être exclues de la présente négociation puis'elles consituent une orientation politique plus vaste et que la pénurie de main d'oeuvre aura un impact sur les réponses à cette question.
Permalien 17/11/2009 @ 10:16
Commentaire de: Johanne Gagnon [Visiteur]
Il faut démêler ce qui est de cet avantage parlant de la sécurité d'emploi...au moins 30% de tous les secteurs de la fonction publique sont à statut dit précaire qui n'ont pas cet avantage certains n'ont même pas droit aux assurances.(que les personnes paient de leur poche parce que le gouvernement ne donne pratiquement rien.)Pour ma part 0.90 par deux semaines...sur 11.00
la sécurité ne donne que l'avantage de ne pas mettre à pied pour manque de travail...mais on doit prendre un emploi ailleurs dans la fonction publique. Donc un emploi de même qualification cela peut bien aller si nous habitons québec ou Montréal le bassin d'emplois étant plus important mais si je suis ailleurs je devrais peut-être déménager de ville.Ceci ne constitue pas un choix ni pour la personne ni pour la famille...même changer de ministère ou d'organisme demande beaucoup d'adaptations de la part des personnes déplacées. j'en ai vu en quantité voir leur emploi disparaître à cause des nombreuses réformes depuis 20 ans,qui n'ont fait que rendre inopérant certains aspects des emplois que nous avons à effectuer.
oui nous ne perdons pas nos jobs mais la pression comme partout ailleurs nous la vivons pleinement chaque jour. La pression de plus en plus forte mine la joie de vivre et atteint nos collègues qui sont de plus en plus nombreux à tomber en détresse psychologique. Pas beaucoup de soutien , nous voyons entrer à pleine porte la sous-traitance qui viennent chercher les tâches intéressantes et dévalorisent les nôtres une fois l'expertise transférée au privé.
La colonne pour le paiement des employés vous semble grosse mais jamais le gouvernement ne nous montre celle de la sous-traitance , ni ne nous montre celle des missions des ministères charcutées...comme en Ontario...ce n'est pas un exemple à suivre!
Mais on les imite.la déréglementation a ses limites...

tout le monde a droit a des conditions décentes et au respect quelque chose que nous ne connaissons pas dans la grande fonction publique.
je suis fière d'être des services publics, je travaille avec mon devoir de loyauté accroché dans le cou!

Pour la grande majorité de la population nous sommes une dépense. Regardez chaque ministère et organisme et regardez ce qu'ils font oups ben oui
ils sont utiles quand on demande de réglementer pour les piscines gonflables pour s'assurer de la qualité de l'eau , de la sécurité des barrages, de la sécurité alimentaire, de la sécurité des routes, viaducs etc...surtout quand arrive une catastrophe.sinon le citoyen ne sait pas pourquoi nous travaillons.
Dans la vie de tous les jours, nous assurons un service de la naissance à la mort...en passant par plein de secteurs, nous assurons le respect des lois, des réglementations que nos députés votent.


Permalien 17/11/2009 @ 10:19
Commentaire de: Al Clouti [Visiteur]
Les comparaisons entre provinces ne peuvent pas fonctionner, relatif au coût de la vie et la compétitivité des marchés. J'aivais un emploi payé 30% de moins que mon semblable à Toronto. Pourtant le confort de sa vie était moindre que le mien. Il aurait eu besoin d'un 10% de plus pour se rapprocher du centre-ville et diminuer son temps de transport.

Ceci étant dit on doit établir l'augmentation en fonction d'une équité au sein de la province. Et l'équité n'est pas en fonction du salaire annuel, mais du salaire horaire. Dans le privé la notion de congé de maladie qu'on doit prendre (vacances), n'existe pas. Dans le privé, la journée de 7.5 heures, existe rarement. La notion de pose, et d'heure de dîner, n'est pas très popularisée. Donc il faut diviser le salaire annuel par le temps de travail. Et si dans un tel cas les salariés gouvernementaux, à travail égal, sont sous payés, alors on doit même leur donner plus que ce qu'ils demandent.

Votre ratio employés publics sur population démontre la faible productivité du secteur par rapport aux autres provinces.

Ensuite on doit évaluer la valeur de la sécurité d'emploi et des compte de dépenses pour l'individu.

Dans le privé beaucoup de gens ont perdu leur emploi, leur qualité de vie, leur maison, etc. On n'a qu'à comparé le taux de chômage de Gatineau et de Québec (villes de fonctionnaires)avec le reste de la province pour comprendre l'ampleur du fossé.

Les gestionnaires "juniors" (1 à 5 employés) n'ont pas de comptes de dépenses alloués dans le privé. Ils doivent lutter pour justifier une dépense. Dans le public des fonds de plus de 10 000$ peuvent être utilisés, sans trop de contrôle et ils sont parfois (je dirais souvent, mais mes observations sont limitées) utilisés pour des besoin personnels.

Tout ceci mis dans la machine à équité, on doit égaliser les conditions privé et public. Par la suite on met l'épaule de tout le monde à la roue en haussant les impôts. On doit porter le même poids net, privé ou public.

Mon avis? Lorsqu'on aura diviser le salaire et tous les avantages par les heures vraiment travaillées, on s'apercevra que c'est une diminution salariale qui devrait frapper la fonction publique. Et si un gouvernement s'y attaque le déficit est réglé.

Le problème dans tout ceci, c'est que des employés de l'état performants payeront pour les traines savates qui rendent le secteur moins performant.
Permalien 17/11/2009 @ 10:30
Commentaire de: Joe Blow [Visiteur]
À mon avis on passe un peu à côté de l’essence du problème à se demander uniquement si les employés de l’État sont suffisamment payés par rapport à leurs comparables du secteur privé ou des autres provinces.

Il me semble que la capacité de payer et le taux d’endettement du Québec devraient entrer en considération. Toute entreprise se doit d’avoir une masse salariale réaliste en fonction de ses revenus, il devrait en être de même pour un état.

On pourrait couper des services comme on pourrait augmenter les taxes et les impôts, c’est un choix de société. La seule solution qui ne soit plus possible est de continuer d’augmenter la dette juste pour "payer l’épicerie".

Donc à mon avis, on ne peut pas être en faveur de larges augmentations de salaires dans la fonction publique sans proposer de solutions pour augmenter les revenus de l'État et/ou diminuer ses dépenses.
Permalien 17/11/2009 @ 11:52
Commentaire de: Michel Émery [Visiteur]
Il peut paraître exorbitant une augmentation de salaire de 11,25% pour trois ans mais si vous considérez le gel des salaires et les décrets passés à la fonction publique, cela m'apparaît normal et qu'en plus nous avons un rattrapage salarial à faire car la fonction publique québécoise est la plus négligée à ce point de vue.

Les coupures doivent se faire aux gestionnaires de la fonction publique, qui eux, se la coulent douce avec leur prime de rendement, prime de départ, budget de dépenses et tra la la!!!! Aucun décret ne leur est imposé.
Permalien 17/11/2009 @ 17:04
Commentaire de: Ronald Montgrain [Visiteur]
@ Manon Lamontagne

Vous vous demandez où on pourrait bien couper des parasites gouvernementaux ? Vous n'avez pas beaucoup d'imagination ma chère dame.

Ouvrez votre bottin téléphonique aux pages bleues, et vous trouverez instantanément au moins 300 organismes qui ne servent à rien.

De plus, on pourrait aussi commencer à parler de garderies à 40$, payez-en 40, au lieu de garderies à 40$, payez-en juste 7 !!!

Non ?
Permalien 17/11/2009 @ 17:31
Commentaire de: Carole Casse [Visiteur]
Mon message sera bref.

En temps de récession l'on demande à tout le monde du secteur privé de faire des efforts par des gels de salaires et parfois, allant même jusqu'à subir des baisses afin de conserver leur emploi.

Aussi n'est-il pas un peut irréaliste chez le secteur public, ayant quand même de bonnes conditions salariales, il n'yen a pas beaucoup au salaire minimum..., de demander + ou - 4% par année durant 3 ans!!!

Pour un salaire de 25,000$ ça représente 1000$ de plus par année d'augmentation pour 32 hres par semaine.

J'invite donc ceux qui le veulent à une petite réflexion!

Au privé une augmentation se situe entre 0,10 et 0,25$ de l'heure pour 40hres. Ce qui donne 208$ à 520$ sans compter que le 0.25$ est mesure d'exception. Cela ne suit pas le cours de l'inflation...
Permalien 17/11/2009 @ 17:58
Commentaire de: Ronald Montgrain [Visiteur]
Entièrement d'accord avec Mme Casse !!!

Il est temps qu'on en demande pour notre argent, nous les bailleurs de fonds !

32 et 35 heures/semaine, c'est complètement ridicule, pendant qu'au privé, on en fait de 45 à 60.

La première chose à faire, c'est d'augmenter la semaine de travail des parasites du public à un minimum de 45 heures/semaine; ceci permettrait en partant d'éliminer 1/3 des postes, et ne ferait mourir personne.

Ensuite, l'organigramme à 7 niveaux et +; dans les grandes entreprises privées, les organigrammes ont été réduits à 2 niveaux, depuis 1985. Qu'attend-on pour faire la même chose dans le public et le parapublic ??? On s'en fout carrément, c'est le cave de CONtribuable qui paie, avec déduction à la source en plus, s.v.p. (la vraie mafia, elle est à Québec, pas à St-Léonard).

Ceci devrait nous amener une fonction publique à 10% de la force travaillante, ce qui est encore insensé, mais plus acceptable que le 25% actuel ... 25% de parasites qui ne produisent rien du tout, à part des dépenses pour le CONtribuable volé à la source chaque 2 jeudi.

Autres choses à revoir au plus coupant:

- Congés de paternité (quelle joke)
- Congés de maternité
- CSST qui étouffe les entreprises
- Les millions de permis exigés à tous les niveaux gouvernementaux pour opérer une entreprise dans la République Bananière du Québec
- Le courrier livré à la porte quotidiennement; qui a besoin de recevoir ses comptes chaque jour ??? Me semble qu'une fois par semaine serait suffisant, non ???
- Le nombre d'élus, autant municipaux que provinciaux (2 fois plus au pro-rata que partout ailleurs); 15 élus pour la ville de New-York (25 millions d'habitants), 115 au dernier décompte à Montréal, avec 2 millions d'habitants)
- Les commissions scolaires complètement inutiles

Etc etc ...

Pas besoin de gratter longtemps, pour trouver où couper, quant à moi !!!

Vivement la dictature, et au diable la MÉDIOcratie rampante actuelle !!!
Permalien 17/11/2009 @ 18:36
Commentaire de: Marie-Lise Laramée [Visiteur]
Et pourquoi faut-il se contraindre à un délai si court pour retrouver l'équilibre budgétaire (2013-2014)? Gageons qu'après avoir gelé les salaires du secteur public, ce délai sera plus élastique. Et j'aimerais bien savoir de qui on parle quand on dit que les fonctionnaires ne gagnent pas leur salaire: allez voir les secrétaires dans les écoles, les enseignants et les techniciens en éducation spécialisée dans les classes,les préposés aux bénéficiaires, les infirmières, les ouvriers d'entretien spécialisé et ménager, les techniciens de tous les domaines qui sont si peu pour abattre un boulot qui ne cesse d'augmenter...Il faut vraiment ne pas savoir de quoi on parle pour traiter ces travailleuses et travailleurs de paressseux, gras-durs et autres insanités!
Permalien 17/11/2009 @ 21:27
Commentaire de: Stéphane Farmer [Visiteur]
En plus d'avoir à subir les augmentations de tarifs à venir nous devrions couper dans nos salaires...Pourquoi les fonctionnaires seraient doublement pénalisés, même avant la crise économique le boulet de la dette était très lourd et il faut blâmer l'ensemble de notre société pour avoir laissé aller les finances publiques, alors faudrait également un effort collectif....et équitable pour toute la population pour remettre de l'ordre dans les finances....mais c'est tellement facile de taper sur la tête des pauvres petits fonctionnaire......
Permalien 17/11/2009 @ 21:55
Commentaire de: Ronald Montgrain [Visiteur]
Justement, Mme Laramée ...

On les a vus. C'est pour cela qu'on n'en peut plus de se faire arracher nos revenus à la source, pour financer des semaines de 32 à 35 heures, des vacances de 4 à 6 semaines, des fonds de pension que personne ne peut se payer dans le privé, des 12 jours de maladie par année, et des congés de maladie de 6 mois pour une cheville foulée !!!
Permalien 17/11/2009 @ 21:56
Commentaire de: Ronald Montgrain [Visiteur]
@ Stéphane Farmer

Vous demandez ourquoi les fonctionnaires seraient doublement pénalisés ?

S'ils ne coûtaient pas si cher, les augmentations de tarifs dont vous parlez ne seraient pas nécessaires.

Il faut blâmer l'ensemble de la société pour avoir laissé aller les finances publiques, dites-vous ?

Oui, vous avez parfaitement raison. Les finances publiques sont hors contrôle, parce que justement, 25% DES TRAVAILLEURS AU QUÉBEC SONT SUR LE BRAS DES CONTRIBUABLES !!!

Vivement que l'on coupe ce % en 2 !
Permalien 17/11/2009 @ 22:02
Commentaire de: Stéphane Farmer [Visiteur]
@ Ronald Montgrain

Si 25% des travailleurs sont sur le bras des contribuables, je suis parfaitement d'accord pour diminuer ce %, mais faudrait avoir un véritable débat d'idées pour savoir qu'est ce que la société "Socialiste" du Québec veut couper comme services, le gouvernement devrait avoir le courage de dire à la population que nous n'avons plus les moyens de maintenir tous les services que nous avons présentement et faire des choix pour l'avenir de notre province, mais critiquer les conditions de travail ainsi que le nombre de fonctionnaires d'un côté et gueuler de l'autre côté que vous n'avez pas de services, que vous voulez des garderies à 7$, que vous ne voulez pas attendre à l'urgence, que le gouvernement doit s'occuper des pensions alimentaires, de l'assurances médicaments, d'avoir accès à l'enseignements sans trop de frais, d'héberger et de soigner nos ainés.......mais traitons tous ses travailleurs comme des citoyens de 2ième ordre..SVP soyons conséquents dans nos critiques.
Permalien 17/11/2009 @ 23:02
Commentaire de: Ronald Montgrain [Visiteur]
@ Stéphane Farmer

Entièrement d'accord !!! Je me tue à le dire sur tous les forums, que nous n'avons pas les moyens de soutenir tout cela.

Ça doit faire 100 fois que je demande à quand les garderies à 40$ payez-en 40, au lieu des garderies à 40$ payez-en juste 7 !!!

La médiocratie a fait son temps, et de toute évidence, elle ne fonctionne plus. Il est temps de passer à un système dictatorial, qui nous dira nos vérités en pleine face, et que c'est fini les folies.

Le gouvernement ne devrait assurer que des services de base tels que la santé, le réseau routier et l'éducation. POINT À LA LIGNE !!!

Tout le reste devrait prendre le bord ! On serait alors taxés à 20%, au lieu du 80% actuel.
Permalien 17/11/2009 @ 23:13
Commentaire de: Gilles Tremblay [Visiteur]
Qu'on ajuste les salaires de la fonction publique en fonction de l'inflation et de l'expérience des gens me semble particulièrement évident. Ça se fait dans le privé aussi. Le problème des augmentations au public est qu'elles qui ne reflètent pas une analyse individuelle de la performance; tout le monde a le droit aux mêmes échelons, franchis à la même vitesse.

Un second problème qu'on mélange allègrement services et obligations. Essayez voir de démarrer une entreprise où vous avez besoin d'un permis. La fonction publique confond services et tracasseries administratives, interventionnisme à outrance et contrôle réellement utile; et de plus en plus, on nous facture les "services" d'analyse de dossier sous prétexte d'appliquer le principe de l'utilisateur-payeur. Quand l'utilisateur est obligé d'utiliser le "service", en est-ce encore un?

Troisième problème. Si au moins l'analyste avait quelque pouvoirs de décision. Mais il est trop souvent redevable d'une grille d'analyse (Cochez oui, cochez non) et gare à vous si vous ne tombez pas dans la bonne case, ou pire, si vous êtes dans une situation où il n'y a pas de case!

Il est souvent aussi difficile de comprendre le système, ainsi que la panoplie de lois et règlements et obtenir un service uniforme ; pour être franc, on a parfois l'impression que les fonctionnaires eux-mêmes ne les maitrisent pas complètement, car on change de personnes et on reçoit un avis différent.

Somme toute, le problème avec la fonction publique est que le contrôle par les élus (donc par les citoyens) semblent de moins en moins efficace. Même les élus se font dire ce qu'ils peuvent faire ou non en entrant en fonction. L'appareil administratif est devenu tellement lourd, qu'on a vraiment l'impression que plus personne ne le contrôle et que le gouvernement est une entreprise qui appartient désormais à ses employés, mais surtout pas à la population.

Bref, toutes ces raisons justifient que l'on réduise la taille de l'état. Point.
Permalien 18/11/2009 @ 07:11
Commentaire de: Erik Poulin [Visiteur]
Allons nous vendre au privé les sociétés d'états? Il ne le faut pas.

D'un autre côté, faut-il réduire les effectifs des commissions scolaires... je crois que oui. Le plus tôt sera le mieux.

Il faut être conséquent et protéger ce qui fait du Québec un État relativement puissant même s'il est toujours soumis au Canada. Avant de charcuter partout dans l'État, faisons le ménage dans les gros ministères.

Abolir les avantages sociaux excessifs ainsi que le personnel superflu!

Il est ridicule qu'un jeune professionnel pait son dentiste avec un salaire relativement médiocre tandis que le fonctionnaire qui fait 60 000 $ par année ne le paye pas.

Le salaire des employés de l'État devrait être gelé. Les syndicats devraient s'occuper des moins chanceux de notre société au lieu de ceux qui leur donnent de l'argent de par leur cotisation syndicale.

Et de grâce, arrêter de vouloir comparer l'État avec le secteur privé! L'État c'est l'État!
Permalien 18/11/2009 @ 09:44
Commentaire de: jacques perreault [Visiteur]
Curieux tout de même, lorsque vient le temps de renégocier le contrat social de la fonction publique, cela coïncide toujours avec une période économiquement difficile. On peut à ce moment envisager un accroissement de la productivité et au passage couper quelques emplois superflus.
Une grève menace-t-elle d'assombrir le paysage québécois? Dès cet instant alors, 90% des employés utilisés en services essentiels, devient le seuil minimal requis à assurer la sécurité de la population!

Une augmentation salariale de 2% est pour nombre d'employés de l'état une augmentation de 13.50$/sem. avant impôt. Rien pour faire l'acquisition de l'un des nombreux manoirs qui poussent comme des champignons dans la majorité des villes du québec depuis quelques années.

À combien évaluez-vous le manque à gagner en impôt pour le québec....

- concernant les profits non déclarés de nombreux commerces?
- concernant la partie non déclarée des revenus des employés à pourboires?
- concernant les revenus de tous les individus qui travaillent au noir?
- concernant les redevances non exigées envers les entreprises qui siphonnent notre or bleu?

Assurément beaucoup de dollars!
Permalien 18/11/2009 @ 14:44
Commentaire de: jacques perreault [Visiteur]
Curieux tout de même, lorsque vient le temps de renégocier le contrat social de la fonction publique, cela coïncide toujours avec une période économiquement difficile. On peut à ce moment envisager un accroissement de la productivité et au passage couper quelques emplois superflus.
Une grève menace-t-elle d'assombrir le paysage québécois? Dès cet instant alors, 90% des employés utilisés en services essentiels, devient le seuil minimal requis à assurer la sécurité de la population!

Une augmentation salariale de 2% est pour nombre d'employés de l'état une augmentation de 13.50$/sem. avant impôt. Rien pour faire l'acquisition de l'un des nombreux manoirs qui poussent comme des champignons dans la majorité des villes du québec depuis quelques années.

À combien évaluez-vous le manque à gagner en impôt pour le québec....

- concernant les profits non déclarés de nombreux commerces?
- concernant la partie non déclarée des revenus des employés à pourboires?
- concernant les revenus de tous les individus qui travaillent au noir?
- concernant les redevances non exigées envers les entreprises qui siphonnent notre or bleu?

Assurément beaucoup de dollars!
Permalien 18/11/2009 @ 15:17
Commentaire de: Ronald Montgrain [Visiteur]
@ Jacques Perreault

Justement, M. Perreault, le travail au noir et les revenus non déclarés sont causés par la surtaxation de notre République Socialisto-Médiocrate.

Et cette surtaxation est causée par la structurite aigüe, le nombre effarant de fonctionnaires, et leur improductivité.

Vivement qu'on coupe ça en 5 !!!
Permalien 18/11/2009 @ 18:12
Commentaire de: n bisson [Visiteur]
@ Ronald Montgrain,

La très grande majorité de fonctionnaires travaillent aussi fort, sinon plus que dans le privé. Je le sais parce que je ne suis pas fonctionnaire mais je les vois aller dans mon travail: travail les soirs et les fins de semaines, échanges d'email sur des dossiers minsitériels passé minuit le soir en prévision de la sortie des médias le lendemain matin, etc. C'est sûr qu'il y a des traineux et des tablettés qui permettent à du monde comme vous de venir tous les mettre dans le même panier. Mais des traineux, il y en a de la privé aussi.

S'il y a autant de fonctionnaires, c'est parce que tout le monde veut tout "gratuitement": éducation, garderies, santé, etc. Et si ça coûte aussi cher, c'est à cause de la gagne de parasites qui font du travail au noir (construction, restauration, garagistes, etc) ou qui utilisent les paradis fiscaux (les "cravatés", pas pires que les autres mais moins nombreux alors on tombe dessus facilement en oubliant la belle-soeur qui fait son cash en dessous de la table...). Si tout le monde payait sa juste part d'impôts, le taux baisserait pour tout le monde. Sauf que malheureusement, il va toujours y avoir des plus cheaps que d'autres qui n'ont rien à foutre que leur voisin, leur frère, leur père paient plus d'impôts pendant qu'eux se payent un voyage de plus à Cuba ou une TVHD pour le sous-sol. Et le pire, c'est qu'après que tous les autres payent plus d'impôts à cause d'eux, ils viennent se justifier en disant qu'ils font du noir parce que l'impôt est trop élevé au Canada...

Attaquons nous aux parasites avant de viser les fonctionnaires ou demander une réduction des services, comme par hasard toujours à des endroits ou nous-mêmes n'en profitons pas (j'ai jamais vu un vieux demander de baisser le niveau des rentes ou une jeune famille demander d'augmenter le 7$ par jour pour les garderies...).
Permalien 18/11/2009 @ 19:51
Commentaire de: Ronald Montgrain [Visiteur]
@ N. Bisson

Quand vous me parlez de fonctionnaires qui travaillent les soirs et fins de semaines pour préparer des menteries pour les médias le lendemain matin, vous ne parlez sûrement pas du fonctionnaire typique, mais plutôt du haut fonctionnaire à 165,000$ par année. Comme tout le monde, vous citez le .001% qui est l'exception qui confirme la règle.

Je suis entièrement d'accord avec vous sur un point cependant: tout le monde veut tout avoir "gratis", et n'ont pas encore assez évolué intellectuellement pour avoir compris qu'il n'y a rien de "gratis". Pas fort !!!

Par contre, ce n'est pas parce que les idiots réclament la soit-disant "gratuité" qu'il faut la leur accorder sur un plateau d'argent. Il faut avoir assez d'honnêteté et de couilles pour dire non, aussi simple que cela !

Ne mélangez pas les pommes avec les oranges; je ne suis pas en faveur de couper les pensions des vieux, pension qu'ils ont travaillé toute une vie pour mériter. Mais pour ce qui est de votre allusion aux jeunes couples, qu'ils aillent se faire cuire un oeuf ! S'ils veulent des garderies, qu'ils paient pour. J'ai eu des enfants, et je me suis débrouillé sans garderies à 7$. Qu'ils fassent pareil !

Y a des limites à tout donner, et à refiler la facture aux non-utilisateurs, non ?

La réalité est que nous ne sommes même pas proches d'en recevoir pour notre argent, et nous devons couper les centaines d'organismes et services qui ne profitent qu'à une poignée de profiteurs.

Votre argument de s'attaquer à ceux qui travaillent au noir ne tient pas fort fort non plus: l'argent qu'on pourrait récupérer là-dedans ne sera jamais comparable à l'argent récupéré en coupant la fonction publique en 2.
Permalien 18/11/2009 @ 20:51
Commentaire de: Ronald Montgrain [Visiteur]
... j'oubliais, monsieur Bisson:

J'ai une tonne de fonctionnaires parmi mes connaissances, et je n'en ai encore jamais vu un dépasser son 32 ou 35 heures par semaine, ou laisser tomber sa pause syndicale, ou ne pas utiliser ses 12 jours de maladie par année.
Permalien 18/11/2009 @ 20:54
Commentaire de: Ronald Montgrain [Visiteur]
... et j'oubliais aussi une autre chose:

J'ai travaillé à plusieurs reprises en tant que temporaire à contrat, pour des merveilleux bureaux gouvernementaux, et j'en avais des haut le coeur, de voir la paresse et la religion syndicaleuse qui y règne. Et je vous prie de me croire que personne ne se fait mourir au travail là-dedans, et personne ne se sent coupable de prendre 1/2 de plus pour le lunch ou les pauses ...
Permalien 18/11/2009 @ 20:57

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